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18.10.2017

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CH M l'art, phase finale

12.01.-11.09.2001

 

janvier

En Suisse, l'assurance des moyens d'existence est un droit, en raison d'un jugement de la Cour fédéral (numéro 48, octobre 1995). On peut l'obtenir par l'aide sociale, sans faire des compromis. Cette option s'applique à n'importe quel personne qui la demande notamment aussi à l'artiste.

Le projet actuel de l'artiste Thomas Zollinger (12.01. - 11.09.2001) met en question un détail fondamentale dans les conditions de l'existence artistique. Est-ce que l'artiste peut-il accomplir la mission artistique pourvu que ses moyens ne tombent pas sous la limite du minimum absolu (860 francs suisses, logement et santé, caisse maladies).

L'artiste-existence n'arrivent pas à exercer la tâche artistique, dérivable de l'article 21 de la nouvelle Constitution fédérale (la liberté de l'art), sans soutien financier supplémentaire. Dans la phase finale du projet "CH M l'art", les responsables de la culture et de l'art de la ville de Bienne recevront l'occasion pour s'éxpliquer sur les questions suivantes.

Première question: Est-ce que le travail de l'artiste-existence reste gratuite comme dans la plupart des cas, comme auparavant? Ou est-ce qu'il est honorié comme des autres travaux? L'art est-elle respecté comme un travail utile pour la société?

Deuxième question: Est-ce que l'artiste-existence reçoit les moyens financiers supplémentaires pour exercer le travail artistique et pour se communiquer (infrastructure, matériel)? Si oui, comment exprimer cette valeur en chiffres, en francs?

L'artiste qui a investi son existence dans une telle recherche doit cesser être une existence artistique (dans le cadre du projet), si l'existence artistique n'est pas honorié et si les moyens financiers supplémentaires ne sont pas suffisants. La recherche mène à une tâche surprenante et paradoxe, mais effectivement logique. Il faudrait éliminer les intêrets artistique de l'existence et se réduire à une "existence sociale" de n'importe quel qualité ou à une "existence pure".

 

août

Depuis septembre 1998, Thomas Zollinger, artiste conceptuel biennois, se consacre au projet "CH aime l'art" ou "CH, patrie test". Il teste la relation entretenue entre la Suisse et l'art. Deux ans plus tard, il ressort de ce projet que l'Etat assure le montant de garantie minimum d'un citoyen, indépendamment de son comportement, soit fr. 850.- plus l'hébergement et les frais de santé, en le considérant comme un être social et non comme un artiste. Cet état de fait pousse Thomas Zollinger à entrer en jeu en s'adressant aux autorités culturelles de la Ville, du Canton et de la Confédération pour leur demander de financer les 8 derniers mois de son projet "CH aime l'art" pour le revenu minimum et les frais de production. Il serait ainsi démontré que la Suisse assure non seulement "l'existence sociale" des êtres mais aussi l'existence des artistes.

Dans sa réponse, la Direction des écoles et de la Culture de la Ville die Bienne affirme être en mesure d'octroyer une contribution s'élevant aux frais d'infrastructure et de matériel, laissant le soin aux Oeuvres sociales d'assumer le montant de garantie minimum. L'existence d'un artiste étant soumise aux conditions de "l'existence sociale", la performance prévue au Centre PasquArt ("Corps terrestres": se coucher pendant 40 mn sous un rempart de terre) n'a donc pas pu se dérouler. Paradoxalement, "l'existence sociale" distribue, elle, les moyens financiers pour mener à bien une interaction à vocation artistique. Que faire?

Au lieu de réaliser la performance prévue en tant qu' "existence artiste", elle sera une "existence sociale". Ce seront des êtres humains de tout âge, de tout niveau, etc. qui se tiendront debout pendant 40 mn, dans une salle de musée.

 

septembre, 3

40 minutes se tenir debout, avec51 personnes
Centre PasquArt Bienne